Je suis allée à une représentation de "2666" au théâtre à Toulouse. Mise en scène Julien Gosselin. C'était le 26 novembre. Dix heures de spectacle. A mon retour à Biarritz, j'ai voulu lire le livre; "2666" de Roberto Bolaño.J'avoue que certaines choses m'avaient échappé;

Le spectacle comme le livre se divise en 5 parties:

- la partie des critiques

- la partie d'Amalfitano

- la partie de Fate

- la partie des crimes

- la partie d'Archimboldo

La partie des critiques

Sont en scène dans le livre comme au théâtre: trois homme, un Français, un Espag4gnol, un Italien, et une femme Anglaise; quatre universitaires spécialistes de Archimboldi, auteur allemand; se rencontrent au cours d'un congrès; ont des relations sexuelles et sentimentales entre eux, sont à la recherche de Archimboldi qui semble-t-il vit au Mexique, à Santa Teresa.

A la lecture du roman j'ai eu la sensation d'une quète assez vaine d'universitaires vivant loin des réalités, impression encore augmentée lors de leur séjour au Mexique, à Santa Teresa où ils semblent flotter dans un quotidien en opposition au quotidien des Mexicains de Santa Teresa, avec la pauvreté, la violence.

La transposition théâtrale donnait une image juste de cette sensation.

Sur scène en frontal, un décor minimal: fauteuils bas, armature en acier, des tables basses. Les déplacements légers, des entrées en scène fluides

Des personnages à l'humanité indécise, qui semblent vouloir donner un sens à leur vie en étant à la recherche d'Archimboldi. 

A ce moment-là du spectacle, j'ai pensé à la pièce de Beckett où les personnages attendent Godot.

Françoise DORGAMBIDE

2017-02-06 001 001